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guide pour travailler avec ia en 2026

Comment travailler avec l’IA en 2026 ? (Guide Complet)

Terminé de jouer avec l’intelligence artificielle. Maintenant, il faut l’utiliser de manière professionnelle pour vraiment en tirer profit. Voici le guide complet pour bien travailler avec l’IA en 2026. À répliquer pas à pas.

Quand je parle d’intelligence artificielle (sur YouTube, en conférence, en atelier ou en formation), on me pose quasiment toujours les deux mêmes questions :

  • “Quelle est la meilleure IA ?”
  • “Concrètement, qu’est-ce que je peux faire avec l’IA ?”

Bonne nouvelle : si vous cherchez une réponse simple, il y en a une. Mauvaise nouvelle : elle ne tient pas dans le choix d’un outil.

Vous préférez la version vidéo du guide pour bien travailler avec l’IA en 2026 ? La voici :

En 2026, le point central, ce n’est pas “la meilleure IA”. C’est votre process. Les outils changent, les modèles progressent, les interfaces bougent… mais un workflow solide vous fait gagner du temps, de la qualité et de la sérénité, peu importe l’IA du moment.

Dans cet article, je vous partage mon workflow complet (pensé à la base pour la création de contenu), que vous pourrez adapter à votre quotidien, que vous soyez responsable marketing, freelance, dirigeant, consultant ou créateur.


Pourquoi “la meilleure IA” n’existe pas (et pourquoi c’est une bonne nouvelle)

En 2026, il existe une multitude d’outils : ChatGPT, Gemini, Claude, et d’autres. Et surtout : ils ne se valent pas sur les mêmes tâches.

Selon ce que vous voulez produire, une IA sera plus pertinente qu’une autre. Et même sur un même sujet, vous n’aurez jamais exactement la même réponse d’un outil à l’autre (ton, structure, profondeur, prise de position, exemples, etc.).

Conclusion : au lieu de chercher l’IA parfaite, cherchez le workflow qui rend vos résultats fiables et votre production “scalable”.


Le workflow 2026 pour bien travailler avec l’IA (étape par étape)

Voici le process que j’utilise au quotidien. Vous pouvez l’appliquer à un rapport, une présentation, un script vidéo, un article de blog, une stratégie marketing, une étude concurrentielle, une newsletter…

Étape 1 — Clarifiez votre objectif (sinon l’IA travaille dans le vide)

Avant de prompt, vous devez être au clair sur trois choses :

  • Le livrable final : rapport ? post LinkedIn ? script ? plan ? pitch commercial ?
  • Votre audience : pour qui est-ce fait ? quel niveau ? quel contexte ?
  • Le résultat attendu : informer ? convaincre ? décider ? produire vite ?

Sans cette base, vous obtiendrez du “texte correct”, mais rarement un rendu actionnable.

Étape 2 — Utilisez une “Prompt Machine” pour produire des prompts vraiment solides

Le plus gros levier, ce n’est pas l’outil. C’est la qualité du prompt. Et la réalité, c’est que rédiger un bon prompt de manière répétable, ce n’est pas si simple… sauf si vous industrialisez la chose.

L’idée d’une Prompt Machine est simple :

  • vous centralisez vos meilleures règles (rôle, contraintes, style, structure, critères de qualité) ;
  • vous décrivez votre besoin ;
  • la Prompt Machine vous rend un prompt “propre”, prêt à être copié/collé.

Résultat : vous obtenez un prompt stable, réutilisable, et surtout transférable d’un outil à l’autre.

Exemple de commande (principe) :

  • “J’ai besoin d’un prompt pour rédiger un rapport complet sur X, avec une structure Y, un niveau Z, des exemples concrets, une synthèse actionnable, et une section risques/limites.”

Étape 3 — Appliquez la méthode “Multi-IA” pour obtenir plusieurs sons de cloche

Une fois votre prompt prêt, vous l’exécutez dans plusieurs IA (au minimum 2, idéalement 3).

Pourquoi ? Parce que :

  • vous réduisez le risque d’un angle biaisé ou incomplet ;
  • vous récupérez des exemples différents ;
  • vous comparez les divergences (souvent là où se cache l’info importante).

À la fin, vous avez plusieurs rapports / drafts. Vous pourriez les lire et tout fusionner à la main… mais ce serait précisément l’inverse de l’objectif.

Étape 4 — Centralisez tout dans NotebookLM pour synthétiser et transformer (sans vous noyer)

À ce stade, vous avez plusieurs sources. NotebookLM devient votre “hub” :

  • vous y importez vos rapports/drafts ;
  • vous posez des questions directement sur vos documents ;
  • vous générez des formats dérivés.

Ce qui change tout, c’est la suite : au lieu de produire un seul livrable, vous convertissez vos ressources en contenus réutilisables.

Exemples de transformations utiles :

  • Infographie (parfait pour LinkedIn) ;
  • Résumé audio (à écouter en voiture) ;
  • Script de podcast ;
  • Carte mentale ;
  • Plan de présentation / slides ;
  • Résumé vidéo qui sert de base à des shorts.

Autrement dit : vous passez d’un effort = un contenu à un effort = une bibliothèque de contenus.

Étape 5 — Recyclez l’infographie en post LinkedIn (sans y passer 1 heure)

Workflow simple :

  1. vous récupérez l’infographie ;
  2. vous la donnez à une IA orientée rédaction ;
  3. vous demandez un post LinkedIn structuré (hook, développement, conclusion, call-to-action, hashtags) ;
  4. vous ajustez la mise en page, puis vous publiez.

Le point important : vous ne partez plus de zéro. Vous partez d’un contenu déjà synthétisé et déjà “designé”.

Étape 6 — Passez en “mode usine” avec les Projets ChatGPT (cohérence + vitesse)

À partir du moment où vous produisez régulièrement, vous avez besoin de cohérence.

Le principe des Projets : vous créez un espace dédié (par exemple “Rédaction web” ou “Chaîne YouTube”), dans lequel vous mettez :

  • vos exemples de contenus (vos meilleurs articles, scripts, posts, newsletters) ;
  • vos règles de style (ton, structure, longueur, vocabulaire, niveau de technicité) ;
  • vos documents de référence (rapports, briefs, ressources) ;
  • vos objectifs (SEO, conversion, angle éditorial, persona).

Ensuite, vous demandez au projet de produire le livrable. Le gain est énorme : moins d’aller-retours, moins de rebrief, plus de régularité.

Étape 7 — Optimisez et mettez en forme automatiquement avec Notion Agent (SEO + lisibilité)

Dernière brique : la finition. C’est là que beaucoup perdent un temps fou : structure, enrichissement, optimisation SEO, mise en page, meta description…

Mon process :

  1. je prends l’article (ou le draft) produit via les étapes précédentes ;
  2. je l’envoie dans Notion Agent ;
  3. je lui demande : “Optimisez cet article pour le SEO et livrez-le prêt à être publié” ;
  4. il me crée une page propre : titres, sous-titres, listes, sections, meta description, amélioration de la lisibilité.

Ensuite, deux options :

  • copier/coller dans WordPress (le plus rapide) ;
  • partager un lien Notion à un collaborateur pour relecture avant publication.

La checklist “zéro blabla” pour appliquer ce workflow dès aujourd’hui

  • 1. Définissez votre objectif et votre livrable (1 phrase claire).
  • 2. Générez un prompt solide via votre Prompt Machine.
  • 3. Lancez le prompt dans 2 à 3 IA différentes.
  • 4. Importez les résultats dans NotebookLM et posez vos questions.
  • 5. Générez 3 formats dérivés (ex : infographie, plan de post, résumé).
  • 6. Centralisez vos assets dans un Projet ChatGPT (cohérence).
  • 7. Finitions dans Notion Agent : SEO + mise en forme + meta description.
  • 8. Publication + recyclage (LinkedIn, newsletter, shorts, etc.).

Les erreurs classiques à éviter (sinon vous serez déçu)

Erreur 1 — Demander “un résultat parfait” à une seule IA

En 2026, vous gagnerez en qualité en comparant plusieurs réponses, puis en synthétisant. La méthode Multi-IA vous évite l’angle unique et les oublis.

Erreur 2 — Improviser vos prompts à chaque fois

Si vous réinventez vos prompts, vous réinventez vos erreurs. Une Prompt Machine transforme le hasard en routine.

Erreur 3 — Produire un contenu, puis s’arrêter là

Le ROI explose quand vous recyclez : un rapport peut devenir une infographie, une série de posts, une newsletter, et plusieurs vidéos courtes.

Erreur 4 — Négliger la mise en forme

Un bon contenu mal présenté perd 80% de sa force. Titres scannables, listes, paragraphes courts : vous optimisez la rétention.


FAQ — Bien travailler avec l’IA en 2026

Faut-il payer pour avoir de bons résultats ?

Pas forcément. Ce qui fait la différence, c’est la méthode. Cela dit, certains abonnements peuvent accélérer votre production (meilleures fonctions, plus de contexte, plus de confort).

Combien d’outils IA faut-il utiliser ?

Pour un rendu fiable, 2 à 3 IA suffisent généralement. L’objectif n’est pas de collectionner, mais d’obtenir plusieurs angles et de consolider efficacement.

Ce workflow marche-t-il hors création de contenu ?

Oui. Remplacez “article/vidéo” par “rapport”, “plan d’action”, “procédure”, “audit”, “proposition commerciale”, “mailing”, etc. La logique reste la même : prompt solide, multi-IA, consolidation, transformation, finition.


Conclusion

Si vous devez retenir une seule chose : en 2026, travailler avec l’IA, c’est surtout travailler avec un process.

Quand vous structurez votre workflow (Prompt Machine → Multi-IA → NotebookLM → Projets → Notion Agent), vous obtenez un système qui :

  • vous fait gagner un temps énorme ;
  • vous rend plus régulier ;
  • vous donne des rendus plus fiables ;
  • vous permet de recycler vos contenus intelligemment.

Et surtout : vous cessez de dépendre d’un seul outil. Vous devenez “tool-agnostic” : vous gardez le contrôle, même si le marché change.

chronique impacts de l'IA sur cerveau et santé mentale

L’IA va-t-elle créer une épidémie de dépression ? (Très probable…)

J’utilise ChatGPT et l’intelligence artificielle au quotidien depuis 3 ans, parfois 7 à 10 heures par jour. Et je viens d’identifier un problème que je n’avais pas vu venir… un problème “soft” au début, mais qui peut grignoter la motivation, la confiance et, à terme, le moral.


Dans une vidéo précédente, je vous parlais de « comment ChatGPT vous bousille le cerveau ». Ici, je vais plus loin : je pense que l’IA peut contribuer à une société plus morose, et chez certains profils (notamment les utilisateurs intensifs), augmenter le risque de décrochage émotionnel, d’épuisement… et potentiellement d’épisodes dépressifs.

Objectif de cet article : vous donner une grille de lecture simple, basée sur mon retour d’expérience, et surtout un plan d’action concret pour profiter de l’IA sans perdre le contrôle.

Vous préférez la version vidéo de cette chronique sur les impacts de l’IA sur la santé mentale ? Voici :


Sommaire


Pourquoi l’IA flingue la motivation (sans que vous vous en rendiez compte)

Quand on parle de motivation, on revient très souvent à trois composants :

  • L’autonomie : avoir le sentiment d’être aux commandes.
  • La compétence : se sentir capable, progresser, maîtriser.
  • Le lien : se sentir connecté aux autres.

Mon souci, c’est que l’IA peut impacter négativement les trois en même temps.

1) La compétence : « Je ne suis plus bon… c’est l’IA qui est forte »

Au début, c’est grisant :

  • vous produisez plus vite ;
  • vous produisez mieux ;
  • vous vous sentez “augmenté”.

Puis, sans vous en rendre compte, un glissement se fait : vous déléguez les tâches… puis des morceaux de tâches… puis des décisions.

Et un jour, vous vous surprenez à penser :

  • « Je ne suis pas compétent pour faire une vidéo… je suis compétent pour demander à l’IA de faire une vidéo. »
  • « Je ne sais plus faire un support de conf… je sais “prompt-er”. »

Je force le trait, évidemment. Mais si vous êtes un gros utilisateur, vous voyez le piège : votre compétence ressentie se déplace. Et quand la compétence ressentie baisse, la motivation suit.

2) L’autonomie : « Quand ça marche, ce n’est pas moi. Quand ça rate, c’est l’injustice. »

Plus vous déléguez, plus vous perdez la main.

Exemples concrets :

  • l’IA fait votre miniature ;
  • l’IA propose votre titre ;
  • l’IA “aide” sur la trame.

Résultat :

  • si ça marche, vous avez du mal à vous attribuer le succès ;
  • si ça ne marche pas, vous avez du mal à vous dire « je peux corriger ».

Vous passez d’un état “je pilote” à “je subis”. Et pour le moral, c’est rarement bon.

3) Le lien : « Je ne parle plus à des humains, je parle à une IA »

C’est le point le plus important.

Aujourd’hui, au lieu d’appeler un ami, au lieu de parler à un collègue, au lieu d’échanger avec votre réseau… votre réflexe peut devenir :

  • ouvrir ChatGPT (ou un autre outil) ;
  • poser la question ;
  • brainstormer ;
  • obtenir une solution.

C’est efficace. Mais il manque une chose : la relation humaine.

Or, ce lien-là est un carburant essentiel pour la santé mentale. Il apporte du soutien, de l’émotion, de la reconnaissance, du partage. Et j’ai l’impression qu’on revit ce qu’on a vécu avec les réseaux sociaux… mais en version plus intime et plus présente.


Le déclic : le soir où j’ai demandé à l’IA de choisir Netflix à ma place

Une scène toute bête, mais révélatrice.

Je suis devant la télé, je ne sais pas quoi regarder. Et je fais quoi ? Je demande à l’IA :

« Tout ce que vous savez sur moi, vous le remettez sur la table, et vous me proposez 50 films et 50 séries. »

Et ça marche.

Mais je me suis dit : avant, on faisait ça entre humains. On demandait une reco à un ami. Et quand l’ami revenait en disant « j’ai adoré ce que vous m’avez conseillé », vous aviez ce petit plaisir : j’ai apporté quelque chose à quelqu’un.

Si demain l’IA recommande tout, vous risquez de perdre :

  • la recommandation entre proches ;
  • le feedback ;
  • et ces micro-sources de plaisir et de lien.

Ça paraît anodin. Mais additionnez ces petites pertes au quotidien, sur des mois.


Le syndrome ChatGPT : quand l’effort devient insupportable

Depuis quelque temps, je sens :

  • moins de patience ;
  • moins d’attention ;
  • moins d’envie de fournir un effort long.

Pourquoi ? Parce que l’IA vous “shoot” à la facilité.

Le syndrome de la feuille blanche est désagréable. Et dès que quelque chose est désagréable, on veut l’éteindre. Avec l’IA, c’est simple :

  • difficulté → question → réponse → soulagement.

Le problème, c’est que vous entraînez votre cerveau à éviter la friction. Or, une friction raisonnable, c’est justement l’endroit où :

  • vous progressez ;
  • vous construisez de la confiance ;
  • vous ressentez de la fierté.

Si vous supprimez la friction partout, vous supprimez aussi une partie de la satisfaction.


L’effet IKEA qui disparaît : moins d’investissement, moins de valeur

En psychologie, il existe un biais connu : plus vous vous investissez dans un projet, plus vous lui accordez de valeur.

Vous passez 10 heures sur un dessin : il a une valeur énorme à vos yeux. Vous passez 5 minutes : beaucoup moins.

Avec l’IA, si une partie de vos réalisations est “faite” par un outil (même si vous avez supervisé), vous pouvez ressentir :

  • moins de fierté ;
  • moins d’attachement ;
  • moins de satisfaction.

Et c’est un poison lent, parce que votre vie est faite de réalisations. Si vos réalisations vous “font moins quelque chose”, le moral finit par suivre.


Dopamine vs satisfaction : le piège de la récompense instantanée

Je simplifie volontairement :

  • l’IA vous donne un “waouh” rapide ;
  • ce “waouh” ressemble à une micro-récompense ;
  • plus vous la prenez, plus vous vous y habituez.

Ce qui était exceptionnel devient normal. Et quand c’est normal, vous cherchez une dose plus forte : plus vite, plus mieux, plus souvent.

Pendant ce temps, la satisfaction longue (celle qui vient de l’effort, du temps, du “je l’ai fait”) peut baisser. Et là, je vois un risque : une société avec des micro-récompenses constantes, mais moins de satisfaction profonde.


Le piège invisible au travail : déléguer le facile… pour ne garder que le dur

La promesse de l’IA est logique :

  • on délègue les tâches simples ;
  • on garde du temps pour des tâches à forte valeur ;
  • on augmente la productivité.

Sauf qu’il y a un angle mort : les tâches simples sont parfois des pauses cognitives.

Le vendredi après-midi, quand vous êtes rincé, vous vous mettez sur des tâches mécaniques :

  • traiter des emails ;
  • faire de l’administratif ;
  • ranger ;
  • mettre à jour des documents ;
  • faire des petites optimisations.

Ce n’est pas passionnant, mais ça vous permet de ne pas être en surcharge tout le temps.

Si demain l’IA absorbe tout le “facile” :

  • vous ne travaillez plus que sur du “dur” ;
  • vous tirez sur la corde en continu ;
  • vous augmentez le risque d’épuisement.

Même si vous travaillez le même nombre d’heures, la densité cognitive explose.


Le risque relationnel : l’IA qui remplace le lien humain

Je vais le dire clairement : on peut s’attacher à une IA.

Parce que :

  • elle est toujours disponible ;
  • elle répond vite ;
  • elle vous “comprend” (en apparence) ;
  • elle vous rassure ;
  • elle ne vous juge pas.

Et plus vous discutez, plus vous oubliez que c’est une interface.

Demain, si l’IA est intégrée partout (voix, objets connectés, maison…), le risque de substitution du lien humain peut augmenter. Je ne dis pas que tout le monde va tomber amoureux d’une IA. Je dis simplement que le terrain psychologique peut être glissant.


Le protocole anti-morosité : 12 règles simples pour profiter de l’IA sans perdre le contrôle

Voici ce que je mets (et ce que je vais mettre) en place. Prenez ce qui vous parle.

Règle 1 – L’IA est copilote, pas pilote

Vous décidez. L’IA propose. Vous tranchez. Si vous laissez l’IA décider du titre, de la miniature, de l’angle et du plan, vous perdez l’autonomie.

Règle 2 – Gardez une “zone sans IA” tous les jours

Même 30 minutes. Une zone où vous réfléchissez sans filet.

Règle 3 – Conservez une compétence “à vous” (non déléguable)

Choisissez un truc que vous faites à la main, et que vous ne déléguez pas. Par exemple : le storytelling final, la structure de vos idées, votre prise de parole, votre analyse, ou 15 minutes d’écriture brute.

Règle 4 – Adoptez le réflexe “humain d’abord”

Avant de demander à l’IA, demandez-vous : « Est-ce que je peux appeler quelqu’un ? Est-ce que je peux en parler à quelqu’un ? »

Règle 5 – Ne laissez pas l’IA remplacer le partage

Recommandations de séries, d’adresses, d’idées cadeaux : gardez-en une partie pour les humains.

Règle 6 – Créez un rituel “effort long” chaque semaine

Un bloc de travail où vous faites un truc un peu dur. Pas pour la productivité. Pour l’estime de soi.

Règle 7 – Faites du concret (avec vos mains)

Cuisine, sport, bricolage, musique, dessin… un truc où vous voyez « j’ai fait ».

Règle 8 – Mesurez votre densité cognitive

Si vous automatisez tout le facile, votre semaine devient une suite de tâches complexes. Réintroduisez volontairement des tâches simples.

Règle 9 – Limitez l’IA en “dopamine machine”

Si vous utilisez l’IA juste pour produire des mini-victoires rapides, vous vous mettez dans une boucle. Réservez l’IA à l’assistance, la structuration et l’augmentation, pas à la substitution totale.

Règle 10 – Faites une “diète” ponctuelle

Une demi-journée par semaine, ou un week-end par mois : utilisation minimale.

Règle 11 – Suivez votre humeur comme une métrique

Vous trackez vos stats YouTube. Trackez aussi votre énergie. Notez sur 10 : motivation, fatigue, irritabilité, envie.

Règle 12 – Si ça dérape, faites-vous aider

Si vous sentez une baisse durable du moral, une perte d’envie ou une fatigue qui s’installe, parlez-en. Un médecin, un psychologue, un proche. Vous ne gagnez rien à “tenir” en silence.


Checklist : êtes-vous en train de tomber dans le panneau ?

Si vous cochez 4 cases ou plus, vous avez un signal :

  • Je demande à l’IA avant de réfléchir 2 minutes.
  • Je me sens moins fier de mes réalisations.
  • Je me sens moins motivé qu’avant (sans raison claire).
  • J’ai l’impression de perdre des compétences.
  • Je discute moins avec des proches pour résoudre mes problèmes.
  • Je délègue des décisions importantes (pas juste des tâches).
  • Je supporte de moins en moins la difficulté.
  • Mes journées sont “pleines” mais je ne me sens pas satisfait.

Conclusion

Je le répète : je ne suis pas en train de dire « l’IA c’est mal ». Je dis : l’IA est tellement utile qu’elle peut devenir dangereuse si vous la laissez prendre votre place.

Si cette réflexion vous parle, dites-moi en commentaire :

  • Comment utilisez-vous l’IA aujourd’hui ?
  • Est-ce que vous sentez une baisse de motivation, de lien, de satisfaction ?
  • Quelles règles pourriez-vous mettre en place dès cette semaine ?

À lire/voir ensuite : si vous voulez, je peux faire une suite avec des routines concrètes et une vraie “hygiène IA” (cadre d’usage, prompts, habitudes, checklists) pour profiter de tout ça sans vous cramer.

Note importante : cet article partage un retour d’expérience et des pistes générales. Il ne remplace pas un avis médical. Si vous vous sentez en détresse, rapprochez-vous d’un professionnel de santé.

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