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Carrière Marketing : comment passer un cap ?

Vous sentez qu’il est grand temps de franchir un palier dans votre carrière ? Vous vous demandez comment gagner en compétences et en performances dans vos actions Marketing ? C’est une bonne nouvelle et voici donc le process en 4 étapes pour passer le cap !

Cette question m’a été posée dans la Newsletter par Coralie, chargée de communication depuis plusieurs années maintenant et qui souhaite progresser dans ses actions Marketing.

C’est une question qu’on me pose souvent et j’ai donc décidé de vous donner mon process, les 4 points qui me paraissent essentiels pour passer un cap dans sa carrière.

Vous pouvez écouter ce numéro spécial de mon Podcast Sur Le Terrain depuis le lecteur ci-dessus ou alors sur les plateformes suivantes :

Si vous préférez la lecture, voici la retranscription intégrale de l’épisode !

Le Process : comment passer un cap dans votre carrière ?

Comme je vous l’ai dit en Intro, j’ai reçu une question très intéressante de la part de Coralie qui est chargée de communication depuis plusieurs années maintenant et qui arrive, je pense à un cap qu’on traverse tous un jour.

Vous voyez forcément de quoi je parle !

On exerce son métier depuis 4/5 ans et on veut passer un palier, progresser, gagner en compétences, être plus efficace, plus performant, bref vous voyez l’idée !

Perso, je suis un pro de ce stade, je pense que j’y passe tous les 2 ou 3 ans et pour tout vous dire, je suis en plein dedans et c’est pour ça que la question de Coralie m’a particulièrement intéressé.

À force de passer par cette réflexion, j’ai pu identifier un process, un schéma en plusieurs étapes que je réalise dans le même ordre ou pas mais qui me permet toujours de passer un palier dans ma vie pro …et même perso !

4 points essentiels pour progresser dans sa carrière

1. Être en veille constamment

La première chose à faire pour progresser et être plus efficace au quotidien, c’est la veille.

On me pose souvent la question « comment as-tu fait pour acquérir tes compétences » et j’ai toujours la même réponse : 1h30 de veille par jour.

Des articles de blog, des vidéos YouTube, des formations en ligne, des livres… Je varie les formats mais je suis toujours en veille !

Forcément, dans le Marketing ou la communication, c’est assez évident car tout bouge très vite. Mais tous les métiers bougent. Surtout dans le contexte plein d’incertitudes dans lequel on est.

Là, je vous entends derrière votre écran : 1h30 par jour, j’ai pas le temps !

Je vais pas vous la jouer en mode gourou du développement personnel en vous demandant combien de temps vous passez devant Netflix ou sur les réseaux sociaux… Mais pour le coup, ils n’ont pas forcément tort.

Je vais être franc avec vous : 1h30 par jour, c’est le temps que j’ai passé à faire de la veille pendant mes 7/8 premières années de carrière… En gros jusqu’en 2016.

Depuis, j’ai vieilli… J’ai eu des enfants et j’ai fait un burn-out comme vous l’avez peut-être vu dans l’épisode 16 de Sur Le Terrain !

Aujourd’hui, je ne veille plus autant… On va dire que ça tourne plutôt à 3 ou 4h par semaine, j’essaie de me caler ½ journée pour ça dans mon agenda, généralement le vendredi après-midi.

Par contre, quand je sens que j’arrive à ce stade, que je dois franchir un palier, là, je me remets en mode veille pour identifier 2 ou 3 actions qui me permettraient d’être plus efficace, de gagner en compétences et surtout prendre plus de plaisir dans mon job.

La dernière fois, au fil de ma veille, j’ai identifié 3 trucs qui me paraissaient important pour progresser niveau Marketing Digital : YouTube, le Podcast et TikTok.

J’ai testé TikTok pendant 1 mois pour bien comprendre la plateforme et savoir en faire profiter mes clients. Mais j’ai arrêté car le principe me gave, ça ne me convient pas.

J’ai réactivé ma chaine YouTube et honnêtement, je galère mais ça m’éclate. Du coup, je continue et bosse sur le sujet pour progresser.

Pour le Podcast, j’ai pas besoin de développer : j’ai lancé Sur Le Terrain début 2020 et vos retours me motivent à continuer l’aventure.

2. Expérimenter les nouvelles tendances

On passe donc à la 2ème étape qui est primordiale pour avancer concrètement.

La veille c’est cool, mais ça peut pousser à procrastiner : on découvre des sujets, on creuse, on lit, on apprend des trucs, on croit en savoir assez et finalement on se rend compte qu’on sait rien…. Et du coup c’est un cercle sans fin…

On lit, on se forme, mais on avance pas et donc, on progresse pas !

La veille ne sert à rien si vous n’expérimentez pas.

Pour savoir si on est bon dans un truc, si on aime le faire ou pas, il faut expérimenter. Sinon on suppose et supposer, c’est pas vraiment efficace.

Du coup, pour progresser, au fil de ma veille, j’identifie les concepts qui reviennent le plus souvent et après je me pose 2 questions :

  • Est-ce que c’est applicable dans mon domaine ?
  • Est-ce que ça me branche ?

Si la réponse est oui au 2, je me cale ½ journée dans mon agenda pour tester.

Si ça me branche et que c’est pas applicable pour moi, là je m’éclate : je réfléchis à un moyen de détourner le truc pour en faire quelque chose et ma créativité est en sur-kiffe.

Si c’est applicable mais que ça me branche pas…. C’est chaud !

Généralement je cale ça dans mon agenda pour tester mais je le repousse toutes les semaines. Et au bout d’un moment, ça sort complètement et ça valide que c’était pas une bonne idée pour moi !

Donc pour vous, quelles sont les principales tendances qui sortent dans votre domaine ? Quelles sont les 2 ou 3 qui vous branchent le plus ?

Je suis sûr que vous les avez en tête les sujets : calez-vous un créneau dans votre agenda pour tester et hop, passez à l’action.

3. Intégrer les pauses dans le process

Maintenant, voici la 3ème chose qui me semble primordial pour passer un palier et pour moi, c’est le premier truc que je fais : couper. Me reposer. Faire totalement autre chose pendant au moins 1 semaine.

Seb avec qui je bosse me la répéter des dizaines de fois. Ça vient de Guy Roux et j’en parle forcément dans mon Podcast sur le burn-out : le repos fait partie de la performance.

J’le vois en course à pied. Je cours 3 fois par semaine et chaque année, je me dis qu’il faut que je prenne un break pour repartir de plus belle. J’le prends jamais, je régresse, je commence à avoir des douleurs… Et j’me blesse !

Ça m’est encore arrivé y’a 3 semaines… À chaque fois je me dis que c’est bien fait mais à chaque fois je recommence…

Niveau boulot, c’est pareil : si vous bossez constamment et que vous négligez les pauses et les phases de repos, vous vous usez. Vous vous fatiguez, vous perdez en lucidité, en créativité et en performance.

Ce que vous faites en 4h, vous pourriez le faire en 20 minutes si vous étiez en pleine forme…

Pour tout vous dire, la fatigue, c’est un signal fort pour moi : quand je suis fatigué, c’est le signal que j’arrive à un palier, que j’ai trop forcé, que j’ai trop répliqué les mêmes actions et qu’il est temps que je me pose pour le franchir.

Quand je suis fatigué, je suis blasé, j’ai plus d’idée et je me force à faire ce que j’fais. Et plus on se force, moins on est motivé et on perd le goût pour ce qui nous fait vibrer…

Quand c’est ça, je coupe tout pendant 2 jours, 1 semaine ou plus si besoin. Au bout d’un moment, j’ai envie de revenir et les idées fusent !

Je l’ai fait à l’été 2019 : 4 semaines en Bretagne sans réseau, sans téléphone, sans ordi, sans mail sans rien ! Au bout de quelques jours, les idées ont commencé à poper…

Je l’ai fait la semaine dernière…. Contraint et forcé cette fois : j’ai eu la grippe, (j’ai fait le test du Covid, négatif !) je suis resté cloué au lit mais j’me suis pas forcé à bosser. J’ai écouté mon corps, je me suis reposé… Des idées ont émergé dont l’idée de faire ce numéro 😉

Pour expérimenter, comme on l’a vu tout à l’heure, il faut sortir de sa zone de confort, accepter le risque de se planter, de réessayer et se planter encore. C’est stressant, frustrant, énervant… C’est éprouvant !

Si vous êtes crevé – mentalement ou physiquement – vous jetterez l’éponge trop tôt !

Le repos, prendre une respiration avant de tenter le grand saut qui nous fera passer un cap, c’est ESSENTIEL !

4. Être dans un climat propice aux initiatives

Pour le dernier point, je voulais parler Management.

Les 3 points qu’on a vus s’appliquent à tout le monde : salariés ou entrepreneurs. Mais quand vous êtes votre propre chef, c’est plus facile quand même.

Quand vous êtes salariés, vous avez besoin d’un contexte adapté pour le faire et ça, les managers et dirigeants ont une responsabilité énorme.

Je croise souvent des DG qui se plaignent du manque d’initiative de leurs collaborateurs. Bien souvent, le problème vient d’eux : le climat dans l’entreprise n’est pas assez sécurisant pour ça.

Pour prendre des initiatives, tester des choses et donc progresser, il faut être en confiance : quand vous êtes dans une boite ou la moindre erreur est soulignée, ça donne pas envie.

J’en vois des boites dans lesquelles les gens essaient au début… Mais quand vous avez le DG qui vient faire une remarque cinglante sur la forme plutôt que de féliciter le fond, ça refroidit direct !

Après c’est normal qu’on reste dans sa zone de confort et qu’on ne prenne plus d’initiative.

Du coup, votre progression dépend de votre management.

J’ai vu une analyse sur Kylian Mbappe hier qui disait qu’il stagnait pour différente raison, notamment parce que le staff du PSG n’était pas assez bon pour le faire progresser. C’est pareil dans une boite.

Alors c’est quoi le bon climat pour prendre des initiatives :

  • C’est un cadre défini ;
  • Une tolérance à l’échec ;
  • Et la collaboration entre les services ;

La tolérance à l’échec c’est évident : si on se fait tirer dessus à chaque fois qu’on rate, on aura pas envie d’essayer.

Maintenant attention : tolérer l’échec ne veut pas dire tolérer la connerie !

Un échec c’est normal. Le reproduire, c’est un choix. Il y a des leçons à tirer de chaque expérimentation et le manager doit s’assurer de ça.

Ensuite le cadre : tout à l’heure, je vous parlais de veille et d’identifier les 2 ou 3 tendances que vous pourriez tester.

C’est facile dit comme ça mais si votre veille part dans tous les sens, ça marchera pas.

Vous devez vous baser sur une priorité et avoir un budget défini pour savoir par où commencer. C’est un peu comme avec les enfants… Si on leur permet tout sans limite, ils abusent au début et après ils ne font plus rien…

Sans règle, le Monopoly serait moins drôle vous trouvez pas ?

Dernier truc qui me parait important, c’est la collaboration entre les services.

J’ai bossé dans une boite ou les managers faisaient tout pour les cloisonner : on avait limite pas le droit de parler à un autre service… C’est un cas extrême mais souvent, rien n’est fait pour inciter les collaborations.

Pourtant c’est essentiel pour progresser : moi, dans le Marketing, si j’bosse pas avec des commerciaux, je peux pas progresser.

Les collègues ont aussi des avis pertinents, des regards neufs… Sur ce point, je vous recommande vraiment d’écouter l’épisode 13 de Sur Le Terrain avec Flora Rivault de chez PayPlug.

Flora nous explique bien l’importance de ses collègues dans sa progression en tant que jeune diplômée !

Donc voilà, en résumé, pour répondre à la question de Coralie « Comment progresser et être plus efficace au quotidien », il y a 4 points importants :

  • Faire de la veille ;
  • Expérimenter ;
  • Se ressourcer ;
  • Et avoir un climat sécurisant ;

Ça marche plutôt bien pour moi et je suis en plein dedans en ce moment. Il y a donc de grandes chances pour que je tente des choses bientôt restez donc connecté.

Si ce nouveau format de Sur Le Terrain vous a plu, dîtes-le moi et j’essaierai de l’intégrer plus souvent !

Si vous n’avez pas aimé, vous ne lisez pas ce message car vous êtes loin… Mais si vous êtes maso, faites-moi part de vos critiques.

Merci pour votre attention et à bientôt Sur Le Terrain !

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