Imagette, blogue et arrière-guichet… La langue française s’enrichit !

C’est l’article du moment. Depuis ce matin, je ne vois que ça dans mon agrégateur de flux RSS. Vous êtes nombreux à réagir autour de la dernière publication de la commission générale de terminologie et de néologie qui communique une nouvelle liste de mots français à utiliser en lieu et place de ces maudites expressions anglaises.


Du coup, je me suis dit que j’allais moi aussi relayer l’information et que c’était une belle occasion de nourrir mon blogue sans trop d’efforts. Pour être original, je vais relever le défi en essayant de traiter l’information et de vous livrer ma réflexion sans utiliser un seul mot étranger.

 

La commission générale de terminologie et de néologie, c’est qui déjà ?


Soyons rassurés, la commission générale de terminologie et de néologie est composée à 100% de bénévoles et ne coûtent donc à priori rien au contribuable. Rien de financier en tout cas.

Cette commission, placée sous l’autorité du Premier Ministre, a pour mission principale d’enrichir la langue française et de favoriser son utilisation.

C’est dans cette démarche qu’elle publie donc régulièrement des listes de mots français visant à remplacer les expressions étrangères.

Aujourd’hui, la commission générale de terminologie et de néologie s’attaque au domaine de l’informatique et nous balance 18 nouveaux mots.

 

Imagette, arrière-guichet, blogue…la langue française s’enrichit !


Liste commission terminologie néologie

 

Il va m’être difficile de commenter ce tableau puisque je ne vais pas pouvoir citer les termes anglais. En bref, on constate que blogue, imagette et arrière-guichet viennent enrichir la langue informatique française.

 

Qu’en pensez-vous ?


Finalement, nous sommes les principaux intéressés. Et vous, qu’en pensez-vous ? Pensez-vous que cette démarche est positive pour la langue française ?

Personnellement, je suis partagé. Comme beaucoup d’entre-vous, j’ai d’abord trouvé cela ridicule. Ensuite, comme je suis plutôt ouvert d’esprit, j’ai cherché à comprendre les motivations d’une telle démarche.

Ma première impression a été de me dire que ce rapport avait été pondu par des personnes ne fréquentant pas le monde de l’entreprise et encore moins celui des SSII. Prenez un ingénieur commercial: vous le voyez dire à ses collègues que cet après-midi il fera de l’arrière-guichet pour finir ses dossiers en retard ? Pour ma part, je ne trouve pas ça très crédible…

En accentuant ma réflexion, je me suis dis que cette démarche n’était pas très cohérente: on remet toujours sur le tapis notre retard dans les langues étrangères, on prône également l’Europe et sa citoyenneté… Et on pond un rapport de ce style ! Moyen…!

Et en poursuivant ma réflexion, j’ai commencé à comprendre cette démarche. La langue française, à l’heure de la mondialisation, est un patrimoine. On se doit de l’entretenir. Comment entretenir une langue ? En créant des mots et surtout en trouvant des équivalents aux expressions étrangères. Voilà, nous y sommes.

Les québécois sont des champions en la matière, on en sourit très souvent. Et si finalement ils avaient raison ?

Je te remercie en tout cas, toi, fidèle lecteur de suivre mon blogue et de partager mes articles sur les réseaux sociaux, notamment sur le réseau de microbloguage au travers de gazouillis en 140 caractères.